A la rencontre de l’intime et du collectif

Dire “au revoir” à l’endroit qui a été notre lieu de travail pendant des années. Redevenir attentif aux capacités de son corps. Clôturer une exposition d’art brut. Commémorer une tragédie. Célébrer son départ en retraite. Ré-enchanter des gestes professionnels répétitifs 

Tous ces évènements ont quelque chose en commun : le passage d’un instant à l’autre, du passé au présent (et inversement). Des regards tournés vers les souvenirs. Dans cette pièce le rapport à l’autre, la mémoire, les gestes mémorisés et automatiques et/ou quotidiens, sont autant de concepts qui convoquent les histoires personnelles de chacun. La pièce est de fait un véritable outil de démocratie culturelle qui permet aux danseurs amateurs de s’impliquer intimement dans la création et la production d’une œuvre chorégraphique. L’Oubli comme un lieu d’échange et de partage où se rencontrent l’intime et le collectif, l’un ne l’emportant jamais sur l’autre. 

Créée en 2004, L’Oubli est, avec le Bal Chorégraphique, une des pièces les plus diffusées du Ballet du Nord, avec plus de 80 représentations depuis la création. En amont de chacune de ces représentations s’est tenue une série d’ateliers-transmission qui aura permis à un groupe de danseurs amateurs de se former avec un chorégraphe ou un danseur professionnel du Ballet du Nord. L’Oubli, pièce in situ, a été déclinée et adaptée à des contextes et des publics variés : dans une entreprise avec ses salariés, dans un hôpital avec soignants et patients, en EHPAD, avec une classe de collégiens, en clôture d’un événement culturel, lors de célébrations institutionnelles… 

Revisitons ensemble certains de ces souvenirs avant d’en créer de nouveaux, avec de nouvelles personnes, dans de nouveaux lieux et de nouvelles histoires.