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au temps pour moi

Premier trait / Sarah Bidaw & Dino Wagner

À l’heure où la projection dans l’Après semble difficile, où l’Avant semble disparaître, que reste-il ? La vérité. Une vérité simple : nous n’avons rien préparé. Ni l’invitation honorable, ni la résidence, ni le contenu, ni le geste, fut-il barrière. Le corps est à l’isolement forcé, l’heure est à l’introspection. Alors, plutôt que de chorégraphier ce qui nous pousserait à réfléchir le dehors de manière complexe, nous revenons à une forme de spontanéité dépouillée, instinctive et primaire. Voire enfantine. Nous reprenons du début, si c’est possible ? 

Marcher, déambuler, respirer, danser…

Toutes ces simplicités qu’on pensait acquises, n’ont de complexe que le chemin qu’il faut pour les désapprendre. “Less is more”, si c’est une leçon, il serait sage d’en faire une mode.