vagues réminiscences

Créacorsica / Kevin Naran

Le souvenir est au cœur de la chorégraphie. Odile Rouquet décrit les danseurs comme “les experts du souvenirs” dans son ouvrage Le corps du souvenir. Les sensations, les affects, les histoires semblent charger le danseur d’humanité et d’existence. Ainsi, Vagues Réminiscences met en lumière cette capacité à rendre visible l’invisible, à donner une présence au souvenir. Carolyn Carlson utilise également l’espace pour associer le mouvement et le souvenir, le danseur se situe à l’interface entre différentes temporalités où se trouvent également, les “autres” mais aussi le “moi”. Que l’on se trouve dans le passé avec les autres ou dans le futur face à soi-même, le danseur prend un moment de constatation et de projection visible dans son regard et son état de corps.

Dès lors, il serait possible de mettre au cœur de l’écriture chorégraphique “la réminiscence”. Ce souvenir encore présent, parfois vague et déformé, c’est cet aspect informel de notre mémoire qui nous intéresse dans la manière de la faire exister et de l’interpréter.